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Qui est Rémy DW ?

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Je crois que je viens de comprendre le secret intime de Rémy DW…je vous laisse le découvrir à travers son roman…enfin juste qqs extraits pour vous donner l’envie d’en savoir plus !

Extrait : «  Reinhardt Tarkand, jeune capitaine de cavalerie soviétique, déserte en juin 1937, après avoir provoqué l’explosion d’Irkoutsk. Traqué par les Russes, condamné à mort par contumace, il devient brutalement l’espoir d’un peuple, un prince en exil. Il traverse le Gobi et fait route vers Lhassa où il est fait Protecteur de la Foi par les Hauts-lamas… »

Max Montgomery est le nom d’auteur de Rémy DW

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Dans un premier temps, je copie un passage assez long qui est en quelques sorte une initiation à celui qui se cherche et c’est je trouve d’excellents conseils pour nous tous !

Reinhardt Tarkand est donc à la recherche d’hommes-relais qui doivent le guider vers sa mission…après avoir traversé le désert du Gobi, il doit rejoindre le village de Dangqên où il doit rencontrer son 1er relais…accueilli chez des paysans il passe plusieurs jours là en ne trouvant pas la personne qu’il devait rencontrer, jusqu’au jour où il fait la connaissance d’un moine qui médite dans un puits…quelque chose le pousse à aller le voir tous les jours pourtant le moine ne parle pas et ne répond jamais à ses questions jusqu’au jour où le moine lui dit enfin…

_ »Les gestes essentiels »

_ Les …?

_ Ce sont quatre Gestes que le cœur reconnaît.

_Quatre gestes ? s’étonnât Reinhardt qui ne s’attendait plus à ce flot de paroles.

_Observes la vie, observes le jour, les saisons, et dis-moi de quoi ils sont faits.

L’ermite avait décidé de libérer leur conversation, il ne se tairait plus.C’était brutal.

Le Russe réfléchit un instant et répondit avec  ardeur, pour que la voix ne se taise plus jamais.

_Quatre ? d’accord. Le jour commence par son combat avec la nuit, l’année par le gonflement des fleuves, et même l’éclosion des fleurs, le printemps en somme. D’abord la guerre !

Le Moine sembla jauger cette réponse. Puis, après un moment, en psalmodiant :

_ Le combat, essence de vie, violence de la nature. Le combat est l’un de ces Gestes.

_ Oui. Le combat se manifeste dans une naissance, dans le jeune âge, dans la première saison de l’année. Tu as raison, Moine. Mais ceux qui cherchent querelle, que doit-on faire ?

_Qu’on les envoie combattre les incendies.

Reinhardt réfléchit un instant. Le religieux reprit :

_ Dans les métiers, il y avait assez pour lasser des conflits. Mais les métiers ont disparu. Qu’on leur donne quelque chose, l’exercice physique ou autre chose. La violence se trouve en toute chose et en tout être. On engendre la violence à lui donner toute liberté ou à la contraindre.

_ Et bien Moine, tu n’avais jamais autant parlé !

_On parle toujours trop. Sauf quand on ne parle pas assez.

Reinhardt sourit. Le Moine avait aussi de l’humour.

_Je suis très content que tu me parles.

_Va-t’en maintenant. Revient demain me dire quel Geste suit.

Repartant vers le hameau, Reinhardt se plongea dans une profonde réflexion, habité par ce dialogue.

Le lendemain, il revint pour proposer :

_ Je lis dans les saisons. Après le printemps, l’été. Été comme bouillonnements, couleurs, éclats, amours. L’été est la gloire des déchaînements éphémères. L’existence d’un homme, elle, prend un tournant au moment de ses vingt-cinq ans : il décide de bien utiliser ses forces et bâtir.Créer. L’été crée, oui, les couleurs les plus vives.

_ La création, c’est exact.

Le Moine patienta un instant, puis :

_ Tu es sagace. Mais tu n’oublieras pas que ce Geste doit lui aussi se retrouver en toutes choses, même dans le combat. Dis-moi demain ce que tu assimiles à l’automne.

_ Je peux répondre aujourd’hui.

_ Demain.

Un soir de réflexion tomba et, à l’aube, Reinhardt était déjà là.

_ L’automne est une agonie, la gloire du souvenir et de la mélancolie. L’automne est aussi l’étude des anciens. Pour se préparer à la saison froide, on réemploie les vieilles techniques gardant du froid les champs et la maison. C’est aussi le déclin d’une vie et l’on se met à l’instruction vraie, on apprend la sagesse. La mémoire n’es-ce pas l’étude des anciens ?

Le Moine parut satisfait, quoiqu’il n’en dît rien :

_ Demain tu me livreras ta conception de l’hiver, du crépuscule d’une vie.

_ Je ne vois pas ce que ce pourrait être d’autre que…

_ Demain, j’ai dit.

Reinhardt attendit la journée suivante et fut enfin troublé :

_ Je suis ennuyé, Moine. Jusqu’à hier, j’aurais dit que l’hiver ressemble à l’œil plein de compassion du mourant, au repos paisible du foyer, enfin bref : à…

_ A ?

_ Enfin bref, à ce que les femmes appellent l’amour. Admettons. mais j’ai observé la fin du jour. Il m’est apparu pleins de couleurs éclatantes au-dessus des maisons de Dangquên. Je me suis alors souvenu avoir connu des étés gris et des jeunesses consacrées à l’étude. Tout se mélange…

_ Voilà que tu entraperçois les choses, et voilà que tu doutes. Tu progresses. Il fit silence.

_Maintenant, écoute, dit le Moine après un moment et toujours en psalmodiant lentement. L’amour que tu assimiles à l’hiver, je le vois dans les semences que le vent disperse au printemps et sur les joues incarnates des jeunes filles. Je le vois dans l’automne et la maison que le paysan, inquiet pour sa famille, remet à neuf. Dans l’hiver aussi, à cause du froid qui rapproche les hommes, dans leurs fêtes sous la neige…La création, n’est-elle pas au printemps ces bourgeons sur l’arbre qu’on croyait mort ou le chant harmonieux de l’oiseau en été ? Qu’est-ce, sinon les rougeurs aux pieds des érables  souffrants de l’automne ? Ou ce calme des premiers mois de l’année,  n’est-ce pas une tradition que la moisson ? La mort que l’hiver répand n’est-elle pas une cérémonie se répétant depuis toujours ? Et le combat, s’il est terrible au printemps, que dire en été qui déclenche les orages, que penser des animaux que l’automne chasse, avec  qu’elle peine les dormeurs de l’hiver survivent sous terre ?

_ Alors… tout est dans tout ?

_ Vois comme tu es ! Tu savais tout, tu voulais tout dire. Et puis soudain, tu as douté parce que tu as retrouvé chaque Geste dans chaque saison.

_ Je ne comprend rien.

_ Je sais. Mais ne vois-tu pas qu’il y a une intention profonde ?

Reinhardt semblait décontenancé. La voix du Moine s’éleva encore, le poussant dans ses retranchements :

_ Tu as douté parce que tu as vu que tout principe se retrouve en chaque chose créée. Les hommes de science font une erreur semblable, ils ont le nez sur le phénomène, et le principe ne leur apparaît pas, et le principe ne peut leur apparaître parce qu’ils s’interdisent d’entrer dans l’explication des principes. Tu es comme eux, tu es venu à Dangqên et dès que les choses ne répondaient plus à ce que tu connais, tu as douté. Tu doutes : c’est très bien car nul ne possède la vérité. Mais tu aurais tord d’en rester à ce doute, car ton rôle consiste à saisir l’intention profonde et à la manifester.

« Pour toi, l’épée que l’artisan forge, es-ce le combat, la création, la tradition ou l’amour ? »

Le déserteur ne pouvait répondre à cette question.

_ Tu te tais car en ce moment tu es dans l’oubli de ce que tu veux, de ce qui te rend libre, de ce qui te réalisera. Reinhardt, veille à ce que subsiste l’équilibre et fais un choix. Ceux qui ne veulent que l’amour, tels des êtres trop sensibles, ceux qui n’admirent que la création, comme les artistes, ceux qui ne vivent que de savoir, ainsi des savants, ceux qui ne rêvent que de lutte, comme les soldats, ceux-là sont des aveugles. La leçon des quatre Gestes _ Combat, Création, Etude et Amour _, c’est discerner que rien n’est absolu en ce monde, que tu dois te jeter au cœur de l’intention profonde de la vie qui est de l’autre monde.

 » Alors je te le demande :

 » Guerroie avec loyauté, connaissance et finesse.

« Apprends avec vigueur, technique et confiance.

« Crée avec force, mémoire et respect.

« Aime avec ardeur, imagination et application.

 » Ainsi, chacun de tes Gestes se chargera de la richesse de chaque instant et tes jours seront une succession de joies intimes de l’âme. »

 

Reinhardt avait imaginé son destin comme une ligne droite, mais il devait bien admettre que ses rêves s’étaient évanouis aux premières difficultés. Le Moine lui enseignait à retrouver le véritable sens de sa voie.

Il le retenait au village.

_ Tu vis de bons moments, Reinhardt, et ils ne dureront pas. Ces moments-là, l’avenir réserve toujours la surprise amère de ne les voir qu’à travers un souvenir fugace, comme les images qui apparaissent brusquement sur un éventail qu’on déplie. Il y a d’ici à Lhassa un livre gigantesque dont les pages blanches sont les monts qui t’entourent. Nous n’aurons bientôt plus de ces conversations.

_ Pourquoi ?

_ Parce que le temps viendra où tu vas reprendre la route. Tu vas trouver la réponse à ta question.

_ Au sujet du…?

_ Dès lors que tu le sauras, plus rien ne t’arrêtera. Jusqu’au prochain obstacle. Tu ne peux rien apprendre dans l’immobilité. Tu finiras par trouver l’équilibre vital.

 » Ton équilibre est penché vers l’avant. »

 

Rémy ne nous a t’il pas dit :  » Cherchez et vous trouverez ? »

Toutes les réponses se trouvent dans sa vidéo-énigmes et son livre-roman...

 

Un peu plus loin dans le roman on découvre que ce moine était en fait un héros bien connu dont la mort ne voulait pas mais je ne peux ici tout raconter…il se trouve que ce moine connaissait le père de Reinhard et que c’est ce dernier qui l’a missionné pour guider son fils…

 » Il me conjura de l’aider. Il disait que tu étais l’enfant  désigné  pour faire renaître la Mongolie.

 » Je devais tenir ma parole, je me suis résolu à donner le nom d’un village : Dangqên.

………

_Il a parcouru   la Chine et la Mongolie pour toi. C’est ainsi qu’il m’a retrouvé.

_ Oui tu étais dans le désert et il t’a retrouvé. Et quoi ? Il s’est passé quelque chose ?

Il y eu un silence, puis :

_  Je suis désolé, Reinhard .

_ Tu es désolé pour quoi ?

_ Je lui ai posé la question : » N’avez-vous pas un secret à me confier ? »

_ Et ?

_ Il me dit exactement… :  » Ce jour devait arriver. Que le ciel ait pitié de moi ! C’est nous…oui, c’est nous, moi et les soldats qui étaient avec moi, qui avons livré notre chef, le général-baron. »

_ Comment ?  fit Reinhard.

_ Il était de ceux qui ont livré le dernier Khan de Mongolie.

_Mais…

_  C’est lui, en 1921, qui a livré le général fou, le Dieu réincarné de la guerre.

 

Fracas, Coups de boutoir successifs qui aboutissaient à une vérité fatale. Reinhard s’effondra. Tout l’avait précédé et lui brisait les jambes. Toutes ces semaines d’attente se terminaient dans la violence des révélations.

Un silence parcourut la montagne.

Le moine reprit, à regret :

« _ Alors, ai-je dit, je devrai le dire à votre fils et il voudra votre mort.

……………………..

« _ La mort vaut mieux qu’une vie de trahison.

_ Suis-je donc le fils d’un traitre ? glissa Reinhard.

……………………

Reinhard hésita, puis :

_ Oui je l’aurais tué.

_ Alors ?

_ C’est pour toi qu’il n’a rien dit. Il a préféré ne pas te charger d’un fardeau impie avant ton voyage. Tu aurais péri dans le désert si tu avais su.

……………………………

- Il a livré le baron Ungern, souffla Reinhard après un instant…

………………………………………

Autre passage (page 173) :

…_L’étranger dit qu’il a croisé un couple d’outardes, il y a deux jours.

_ Un couple d’outardes ! C’est un fameux présage. Je suis honoré par votre  visite, dit un chef. Ce noble  vieillard arborant ces écharpes, qui a perdu une main, qui est-il ?

_ C’est le fameux chef Molok, qui gouverne la région de Dangqên-sur-les-hauteurs. Ce chef illustre a su étendre sa renommée sur plusieurs villages.

Et Reinhard  annonçait :

_ Les Chinois arrivent. Ils veulent accomplir une révolution. Ils auront des paroles flatteuses  de fraternité, d’égalité. Cela pour vous imposer une vassalité. Tout sera dirigé depuis la Chine, je vous le dit. Plus de peuple mais une masse docile, plus de liberté mais le confort ou la crainte. Ils détourneront vos regards du présent, ils vous subjugueront grâce à la technique et vous promettront le plus bel avenir. Alors vous entrerez dans l’ère du mensonge.

_ Que devons-nous faire ?

_ M’aider à créer une grande alliance des frontières.

Il tint à peu près le même discours dans tous les villages qu’il croisait.

 

 Une vidéo-énigmes…

https://www.youtube.com/watch?v=IFF3A-nuqF0

Concernant son livre https://www.roman-livre.com/reinhardt-tarkand-talaas-commande/

 

 

 

 

 

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3 Commentaires

  1. CathyDG

    3 février 2021 à 18 h 51 min

    Tu spoiles là, je ne l’ai pas encore lu! :D
    Du coup, je n’ai pas voulu lire ton texte au-dessus pour ne pas me gâcher ma lecture.
    Par contre , tu parles d’une théorie par rapport à ses aïeux , on va voir si elle rejoint la mienne, que je m’étais faite en cherchant des infos sur le Baron Rouge et le Baron Fou.Je sentais bien qu’il y avait un lien entre lui et cette histoire qu’il a écrite.
    C’était quelle publication Télégram celle dont tu parles au début de l’article ?

    Répondre

    • Artemise

      3 février 2021 à 22 h 50 min

      Les 2 documents de JaaZ que tu as conspué hi hi

      Répondre

    • Artemise

      3 février 2021 à 22 h 51 min

      Concernant le BR et le BF, cela m’avait traversé l’esprit également ;-)

      Répondre

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